1. DRH – Tableau des emplois – Pour avis.
2. DRH – Démarche accueil DRH des usagers – Pour information.
3. DRH – Protocole électoral des élections professionnelles 2026 – Pour information.
1. Tableau des emplois
Ces tableaux des emplois soulèvent trois interrogations majeures : l’explosion des postes d’encadrants, l’absence de cohérence dans certains cadres d’emplois et le manque de transparence sur la réalité des effectifs.
L’augmentation
des postes d’encadrement mérite d’être expliquée.
Une organisation toujours plus pyramidale, avec de nombreux niveaux
intermédiaires, pose inévitablement la question de son efficacité et de sa
capacité à déléguer les responsabilités.
Nous nous interrogeons également sur la cohérence de nombreux postes
ouverts à des catégories, des filières et des niveaux de qualification très
différents.
Qu’un
même emploi puisse être occupé par des profils administratifs ou techniques, de
catégorie C, B ou A, interroge.
Enfin, les documents qui nous sont présentés ressemblent davantage à nos
anciens annuaires téléphoniques : une longue liste de numéros de postes, de
fonctions et de cadres d’emplois, mais aucune indication sur ceux qui
« répondent » encore et ceux qui sont désespérément silencieux.
Nous savons
que les postes existent sur le tableau des emplois, ou du moins sur le papier.
En revanche, nous ignorons combien sont occupés, combien sont vacants et
combien sont pourvus par des contractuels.
Pourtant,
connaître le nombre de postes vacants permettrait de mesurer les difficultés de
recrutement, les tensions dans les services, la charge de travail supportée par
les agents présents et l’état réel de l’organisation.
Nous comprenons que ces informations puissent être considérées comme
excessivement éclairantes.
La Région nous demande un avis éclairé, mais prend soin de ne pas allumer
toutes les lumières. C’est regrettable, car la transparence est indispensable à
un avis réellement éclairé.
Nous renouvelons une question déjà posée en concertation : Pouvez-vous nous indiquer le nombre exact de postes vacants
figurant dans le tableau des emplois permanents ?
Vote de SUD : Contre
2. Démarche accueil DRH des usagers.
Voici un dialogue bien réglé, à défaut d'être ancré dans le réel.
Sud :
Donc vous allez renforcer les effectifs ?
La Direction : Non. Nous allons mettre en place un guichet unique,
un outil de suivi des demandes, des indicateurs d'activité et un chatbot.
SUD : D’accord... donc vous allez renforcer les
effectifs, après avoir mis en place le guichet unique ?
La Direction : Non. Mais nous aurons une meilleure
traçabilité, nous mettrons également en place l'outil DRH connect.
SUD : Ah. Et après l'outil DRH connect, vous renforcerez les effectifs ?
La Direction : Non. Mais nous aurons des indicateurs très précis.
SUD : On commence à voir le projet.
La Direction : L'objectif
est d'améliorer le service rendu aux usagers.
SUD : Aux
agents, vous voulez dire ?
La Direction : Aux usagers.
SUD : Ah oui,
pardon. Nous étions agents hier, nous sommes devenus usagers aujourd’hui.
La Direction : Grâce à DRH Connect, nous pourrons suivre les flux,
mesurer les délais, analyser les volumes et piloter l'activité.
SUD : Et à quoi serviront toutes ces mesures ?
La Direction : À améliorer le service.
SUD : Uniquement ?
La Direction : Bien sûr.
SUD : Donc ces outils ne serviront jamais à démontrer qu'il est possible de traiter davantage de demandes avec moins de personnel ?
La Direction : Ce n'est pas écrit dans le rapport.
SUD :
Effectivement. Ce n'est pas écrit.
La Direction : Et puis il y aura un chatbot.
SUD : Pour répondre à des questions sur la paie, la carrière et la maladie ?
La Direction : Aux questions simples.
SUD : Et les questions compliquées ?
La Direction : Le gestionnaires RH restera le référent.
SUD : Pour l'instant ?
La Direction : ...
SUD : Dernière
question : pouvez-vous garantir aujourd'hui qu'aucun poste ne sera supprimé ou
non remplacé grâce aux gains d'efficacité de ce dispositif ?
La Direction : Nous ferons un bilan de l'expérimentation à
l'automne.
Revenons à la réalité, Voici nos remarques et notre position
sur cette expérimentation :
- Les données ne doivent pas servir à évaluer ou à sanctionner les agents ni à
supprimer des postes.
- L’accès à un interlocuteur humain doit rester la règle.
- Sans garanties claires et respect du RGPD (dont AIPD avec le DPO), nous
demandons le report de l’expérimentation.
À défaut, nous nous réservons la possibilité de saisir la CNIL.
Vote de SUD : pour info
3. Protocole électoral des élections professionnelles 2026.
Nous
saluons les évolutions proposées dans ce protocole électoral. Nous relevons
toutefois que la revalorisation des enveloppes financières demeure limitée au
regard de l’inflation constatée, ce qui en réduit significativement la portée.
Concernant les listes de diffusion, nous partageons pleinement l’exigence de respect du RGPD (règlement général sur la protection des données RGPD). Néanmoins, il apparaît essentiel que ce cadre réglementaire ne constitue pas un frein à la libre information des agents durant la campagne électorale.
À ce
titre, nous demandons qu’une définition claire et précise des irrégularités
soit établie, afin de garantir une égalité de traitement .
Vote de SUD : pour info.
Question de SUD.
Absences dans les lycées
Depuis le début du mois de janvier 2026, nous constatons
dans plusieurs lycées une augmentation des absences d’agents qui ne sont pas remplacés. Cette
situation entraîne une surcharge de travail importante pour les personnels
présents et une dégradation des conditions de travail.
Face à ces absences non remplacées, la Direction des
Ressources Humaines de la Région sollicite aux équipes de fonctionner en mode
dégradé . Cependant, cette notion reste floue pour de nombreux agents et d'encadrants.
Nous souhaiterions obtenir des précisions sur les points
suivants :
Quelle est la définition exacte du mode dégradé appliqué
aux établissements scolaires ?
Existe-t-il un cadre réglementaire ou une procédure écrite
définissant son application ?
Quelles missions doivent être considérées comme prioritaires
dans ce contexte ?
Quelles tâches peuvent être reportées, réduites ou
suspendues temporairement ?
Comment sont évalués les risques liés à la surcharge de
travail des agents présents ?
Quelle est la durée maximale pendant laquelle un
établissement peut fonctionner en mode dégradé ?
Quelles mesures la Région prévoit-elle pour remédier à la
situation récurrente des absences non remplacées ?
Les agents souhaitent connaître précisément leurs
obligations et les limites de ce fonctionnement afin de garantir à la fois la
continuité du service public, la sécurité des usagers et le respect de leurs
conditions de travail.
