vendredi 13 mars 2026

CST DU 12 MARS 2026-NOS INTERVENTIONS

 

 

CST DU 12 MARS 2026
                  NOS INTERVENTIONS                                                         

 1) DAPS: SIGNALEMENT ALERTE  ÉTHIQUE.                       2) DRH: ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES 2026 .                  3) DRH: AUGMENTATION DU PLAFOND DES AIDES NON     REMBOURSABLE .                                                                   4) RÉORGANISATION DE LA DIRECO .   

  5) QUESTIONS DIVERSES.

                        

1) DAPS: SIGNALEMENT ALERTE ÉTHIQUE

À lire ce dispositif, on pourrait croire que la Région ne gère plus seulement des politiques publiques…
mais une
station d’épuration administrative
.

Tout y est :

Une plateforme. Un référent. Un collège. Des procédures.
Et surtout… une
forêt de tuyaux et de filtres.

L’alerte entre dans la plateforme.
Premier tuyau. Premier filtre. Deuxième filtre.
Puis le collège … qui ressemble fort à un
filtre de plus. 

On finit par se demander :
Que reste‑t‑il vraiment d’une alerte après avoir traversé cet interminable circuit ?

Et parfois, soyons honnêtes :

Ça commence à sentir mauvais. Parce que quand une alerte touche à la probité ou à des faits graves, la laisser stagner dans les tuyaux, ce n’est pas de la transparence…c’est de la rétention.

Au passage, un élément semble avoir été purgé du système.  

    l’article 40 du Code de procédure pénale.         

Celui qui impose à toute autorité publique ou fonctionnaire de saisir le procureur en cas de crime ou de délit.
Visiblement, lui n’a pas passé les filtres.

Alors, notre syndicat Sud va être très clair avec les agents de la Région : 

 Face à des faits susceptibles de constituer un délit, la première démarche est de  saisir le procureur de la République.

 Là, au moins, on sort des tuyaux, des filtres, et des méandres internes.

Et si un agent voit ses droits bafoués, ou subit des pressions après une alerte, il peut aussi saisir le Défenseur des droits.

Un dispositif d’alerte ne doit pas être une station d’épuration où les signalements se diluent, s’assèchent… ou disparaissent.

La probité, ce n’est pas filtrer l’alerte.
C’est la laisser
vivre, circuler… et surtout, exister
.


 Vote: le rapport a été retiré .


2DRH: ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES 2026 

Permettez moi d’illustrer la situation avec une image simple.
Imaginez un grand jeu de chaises musicales :
15 titulaires, 15 suppléants… et encore 30 suppléants en formation spécialisée.
Tout le monde tourne autour de la table.

Mais au moment où la musique s’arrête, surprise :
les seules chaises réellement disponibles sont celles… de l’exécutif.

Pourquoi ?

  • Car les titulaires n’ont pas toujours les documents nécessaires en temps utile pour préparer sérieusement les dossiers.
  • Car les suppléants ne sont pas convoqués : ils sont invités, ce qui n’a absolument pas la même portée ni la même valeur juridique.

Résultat : tout le monde tourne en rond.
C’est joli à regarder.

Mais ce n’est pas du dialogue social.                                                                                                                                                C’est simplement de la décoration administrative.

Et sur la question du non-paritarisme :
on pourrait ajouter 10, 20 ou 50 chaises supplémentaires pour les élus du personnels…
Cela ne changerait rien tant que seuls les sièges de l’exécutif comptent réellement dans la conduite des débats.

Chez SUD, nous ne demandons pas plus de chaises.         
                                                                                                     Nous demandons simplement que toutes les chaises permettent réellement aux représentants du personnel de s’asseoir, d’être informés et de travailler.

Question:
Les suppléants du CST peuvent ils avoir une convocation au lieu d'une invitation ?

SUD vote POUR .

 3) DRH: AUGMENTATION DU PLAFOND DES AIDES NON REMBOURSABLE   

Madame la Présidente,

Je vais peut‑être créer un petit événement aujourd’hui :      

SUD ne votera pas contre.

Tout simplement parce que ce rapport va, enfin, dans le bon sens.

Plus sérieusement, l’exécutif nous présente ici une mesure qui tend réellement la main aux agents en difficulté. Quand une proposition répond aux réalités sociales que nous constatons chaque jour sur le terrain, quand elle apporte une protection concrète aux collègues les plus fragilisés, nous savons le reconnaître.

L’augmentation du plafond des aides non remboursables          constitue une réponse adaptée à la situation économique actuelle et aux situations parfois très lourdes que vivent certains agents. Cette mesure permet d’éviter l’endettement et affirme un choix clair :   

celui de l’aide plutôt que celui de la sanction, du soutien plutôt que de l’aggravation des difficultés.          

SUD  votera pour ce rapport.

Mais nous resterons bien sûr vigilants quant à sa mise en œuvre.

À ce titre, nous souhaitons poser deux questions :

Une enveloppe budgétaire spécifique est‑elle prévue pour financer cette augmentation du plafond des aides non remboursables ? 

Un accompagnement social renforcé est‑il prévu pour éviter les recours systématiques et garantir un soutien durable aux agents concernés ?      

SUD vote POUR .

4) Ajustement de la DIRECO.

Nous prenons acte du projet de réorganisation du service CART et de la création de deux unités, qui apporte une meilleure lisibilité des missions.

Nous souhaitons néanmoins souligner                                        trois points de vigilance :                                                           

1/ La taille des unités et la diversité des missions ne risquent‑elles pas d’entraîner une charge de travail trop importante pour les agents ?

 2/La coordination entre les deux unités et avec les fonctions transversales sera‑t‑elle suffisamment claire pour éviter les zones d’ombre et les doublons ?

3/Le travail réparti sur plusieurs sites et métiers différents ne va‑t‑il pas compliquer le suivi opérationnel et la cohérence du pilotage ?

Malgré ces réserves, l’organisation proposée nous semble globalement viable.

SUD vote POUR.

5) NOS QUESTIONS

1) Affichage du portrait du jeune Quentin Deranque sur le mur de l’hôtel de Région Auvergne Rhône Alpes.

Le syndicat SUD tient à exprimer sa compassion face à toute perte humaine et à partager la douleur des proches.

La mort d’une personne, quelle qu’elle soit, est un drame qui mérite respect et empathie.

Cependant, comment comprendre que la Région Auvergne-Rhône-Alpes choisisse de mettre en avant un militant d’extrême droite sur les murs de l’Hôtel de Région ? Rendre un hommage institutionnel à une personne liée à des mouvances idéologiques marquées par la violence n’envoie-t-il pas un message problématique et perçu comme un soutien implicite ?

Une collectivité publique ne doit-elle pas rester neutre et rassembler toutes et tous, sans instrumentaliser un drame humain ? Si la victime avait appartenu à un courant idéologique différent, la Région aura-t-elle pris la même décision ?

Le syndicat SUD souhaite avoir des réponses claires et transparentes à ces questions.

Réponse.

L’affichage d’un portrait sur le fronton de l’Hôtel de Région n’est pas au nombre des actions ou décisions imposant la consultation préalable du CST.

Une telle initiative est sans impact sur l’organisation de travail des agents, leurs conditions de travail, pas plus que sur la gestion des ressources humaines ni de toutes autres situations pour lesquelles le CST doit être consulté.

Indépendamment de la problématique soulignée dans le point II, la question n’a donc, a priori, pas vocation à être inscrite à l’ordre du jour ni débattue à l’occasion d’une réunion du CST.

2) IFSE

Nous souhaitons savoir, dans le cadre d’une retenue de plus de 90 % sur le traitement brut (hors prime de résidence et supplément familial) en cas d’absence de plus de 7 jours, quel est l’impact sur l’IFSE. Plus précisément : les 10 % restant correspondent‑ils à l’IFSE de base diminuée des retenues appliquées par la collectivité ?

Exemple :

Un agent est à l’indice de traitement de 508 points égal    2500€ brut

Il perçoit une IFSE de 600€ brut

Il est en CMO 7 jours, c’est le deuxième arrêt de plus de 6 jours dans l’année civile

On lui retient un jour de carence soit 103,33€

+ Retenue locale sur IFSE de 6 jours  soit 120€

+On lui retient 6 jours à 10% sur son salaire brut (hors SFT) c’est sur 2500€+600€ /30   soit une retenue de + 50€  ou sur 2500€ +480€

En résumé l’abattement sur IFSE national est compter sur 600€ ou 480€ (600€ moins 120€ montant de la retenue région sur IFSE.

Réponse

Arrêts de 7 jours : c’est le deuxième arrêt de l’année donc on suppose que la franchise des 2 jours a été appliquée sur le 1er arrêt.

J1 carence nationale : pas de traitement de base pas de RI (2500+600/30 = perte de 103.33 €)

J2 à J7 carence Région :

  • traitement de base versé à hauteur de 90% soit 2500/30*6*0.90= 450 € brut (perte de 50€)
  • pas de RI 600/30*6 = perte de 120 €


mercredi 25 février 2026

CST DU 3 FEVRIER 2026- NOS INTERVENTIONS

 

 

 


 

CST DU 3 FÉVRIER 2026
NOS INTERVENTIONS 


En préambule, une déclaration liminaire 
1) RÉORGANISATION DE LA DRH
2) DAAREN
3) DIRECTION DES FINANCES 
4) QUESTIONS DIVERSES

La déclaration liminaire :

Aujourd’hui, nous allons examiner trois rapports des réorganisations de directions différentes.

Trois rapports avec un point commun évident : derrière des organigrammes présentés comme séduisants, ils actent tous une dégradation des conditions de travail et font peser de réels risques sur la santé des agents.
 
Les choix sont toujours les mêmes: La non-reconduction de contractuels, suppressions de postes, redistribution des missions sur les agents restants.
Résultat : surcharge de travail, pression permanente, perte de sens et multiplication des risques psychosociaux – stress chronique, épuisement professionnel, avec comme conséquence des arrêts maladie.

Ces réorganisations sont avant tout budgétaires.

Elles aggravent des conditions de travail déjà difficiles et ignorent les alertes répétées sur la souffrance au travail.

Pour SUD, la santé des agents ne peut pas être une variable d’ajustement.

La prévention des RPS est une obligation de l’employeur, pas un simple affichage dans les rapports.

Nous posons donc une question simple : Combien de réorganisations budgétaires encore, et à quel prix pour la santé des agents ?

SUD demande des moyens humains à la hauteur des missions, une véritable évaluation des impacts sur les conditions de travail et l’arrêt de cette logique de réorganisations permanentes.

Les agents sont à bout. 
Il est temps de l’entendre.
 
 
 1) RÉORGANISATION DE LA DRH

SUD aborde ce rapport sur la réorganisation de la DRH avec la plus grande vigilance. Avant d’entrer dans le détail, rappelons cette citation de Thomas Reid :

                 On est aussi fort que son maillon le plus faible.

Madame la Directrice des ressources humaines, vous nous présentez un nouvel organigramme. Mais avant de déplacer des cases et des flèches, il aurait fallu regarder en face la situation réelle de cette direction : postes vacants à répétition, mal‑être grandissant, non remplacement des agents, équipes épuisées, manque flagrant de reconnaissance.

Cette réalité, chacun la connaît.

Ce n’est pas un sujet abstrait : ce sont les conditions de travail de vos agents, de nos collègues.

Et nous ne passerons pas sous silence les propos inacceptables de nos Présidents, accusant les agents de la Région d’être des tricheurs.
Comment prétendre renforcer une collectivité lorsque l’on commence par dénigrer celles et ceux qui la font tourner chaque jour ?
Avec de telles attaques, on ne crée pas un climat de confiance : on sape les fondations mêmes du service public. La DRH devrait être le premier maillon de notre institution.
Aujourd’hui, c’est un maillon affaibli, fragilisé, et aucune réorganisation cosmétique ne masquera cet état de fait.

Nous posons donc une question claire :

Comment la DRH peut‑elle accompagner les agents de notre collectivité quand elle-même est en souffrance ?

Madame la Directrice, vous semblez être satisfaite du travail présenté. SUD pourrait l’être aussi… si nous nous contentions du papier. Mais nous, nous parlons du terrain. Et sur le terrain, ce qui nous est proposé, c’est :

·        Une réorganisation à effectif constant, alors que les missions augmentent.

·        Une polyvalence imposée, où maladie, paie, carrière et accueil de premier niveau etc.. seraient fusionnés dans une seule unité, au détriment de la qualité de service et de la santé des agents.

À ce rythme, ce n’est plus un « guichet unique » : c’est un fourre-tout généralisé, une dilution des compétences. On demandera aux agents de tout faire, tout connaître, tout absorber.

Pour SUD, renforcer un maillon affaibli exige des mesures concrètes.

Cela passe par :

·        Le remplacement systématique de tout agent absent, pour éviter la surcharge chronique.

·        Une reconnaissance réelle, et non symbolique, du travail accompli.

·        Une vision centrée sur les agents, et non sur des arbitrages budgétaires déconnectés du terrain.

Vous pouvez produire tous les organigrammes imaginables.
Mais aucun organigramme ne remplace des effectifs, ni la considération humaine.
Aucune structure ne tient sans celles et ceux qui la portent.

Aujourd’hui, à la DRH, il manque des bras, des moyens, du respect.
Mais sur ce point, rassurons-nous : les organigrammes, eux, ne manquent jamais.

 

 

 2) DAAREN

Appelons un chat un chat.

Cette réorganisation n’élargit pas seulement les missions : elle explose les charges de travail sans la moindre étude sérieuse. On demande encore une fois de compenser, à la force du poignet. L’huile de coude des agents ne peut pas éternellement servir de variable budgétaire.

À force de vouloir courir 

plusieurs lièvres à la fois…

Mélanger dispositifs de masse et politiques d’animation, c’est transformer les équipes d’instruction en coussins d’amortissement permanents, sommées d’absorber l’impossible. Toujours plus, avec toujours moins : voilà la réalité derrière les grands discours sur la transversalité.

On nous parle de garanties,

Mais lesquelles ? Sur les postes, les missions, les parcours ? Rien. La campagne de vœux risque fort de n’être qu’un habillage cosmétique de décisions déjà ficelées.

Les absents ont toujours tort.

Difficile de vanter l’accompagnement et la bienveillance quand, dans le même temps, une partie des contractuels est écartée en silence, remerciée sans bruit, la porte refermée derrière eux. Cette réorganisation commence par des pertes humaines, et il faudrait applaudir ?

Mieux vaut prévenir que réparer.

 L’arsenal RPS déployé par la DRH ressemble moins à une prévention qu’à un aveu anticipé : oui, cette réorganisation va fracturer les collectifs, générer de la tension, et laisser des traces. On prépare les pansements avant même d’avoir infligé les coups. 

C’est à la fin du bal que l'on 

paie les musiciens.

Qui évaluera réellement cette organisation ? Quand ? Et surtout, qui assumera les conséquences si elle échoue ? Ce seront, comme toujours, les agents qui trinqueront, sommés de réparer ce qu’ils n’ont jamais demandé.

En résumé, on nous demande de valider un organigramme séduisant et de croire, sur parole, que tout ira bien. 

Mais l’expérience est têtue : quand la stratégie déraille, ce sont toujours les agents qui paient la note. 

 

 3) DIRECTION DES FINANCES 

Bienvenue sur l’île de la Direction des Finances, où Harpagon règne toujours, mais avec un bronzage de Koh-Lanta.

Épreuve d’endurance :

 Porter des dossiers comme des sacs d’or sur les épaules… tout en courant sur des ponts suspendus faits de procédures incompréhensibles.

Épreuve d’orientation :

Retrouver un document dans le SI, c’est comme chercher la cassette sous une avalanche de factures… et Harpagon regarde derrière votre épaule, implacable.

Épreuve de confort :

Il n’y en a pas. Les contractuels ont disparu, mais leur travail reste. Résultat : manger, dormir et respirer se font… avec des classeurs sous le bras. Harpagon cache qu’Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.

Épreuve d’immunité :

Tenir debout face aux tableaux de bord, aux échéances impossibles et aux contrôles externes. Chaque oubli est un vote d’élimination, sauf que personne ne sort, on survit juste en sueur.

Épreuve des poteaux :

Encadrer plus, piloter plus de projets, tout en restant debout sur un fil invisible. Harpagon applaudit votre équilibre précaire… mais ne vous tend jamais la main.

Épreuve de stratégie :

Tout sacrifier pour protéger la cassette..euh, les budgets !        Les agents doivent coopérer, mais chaque mission supplémentaire est un piège.

Bonus épreuve :

 Sourire en réunion quand on vous annonce encore plus de projets à effectifs constants. Le stress est votre meilleur allié, la motivation… votre dernier feu de camp.

Conseil tribal

Harpagon finissait seul avec son argent.

Ici, même si les candidats avaient voté, la Direction garde tous les tableaux de bord… et les agents restent sur l’île à se battre pour survivre.

Cette sentence est irrévocable. 

 

 4) QUESTIONS DIVERSES

Question Daaren

-La séparation fonctionnelle préconisée par la Commission européenne ne s’applique‑t‑elle pas seulement à la sécurisation des risques, mais aussi à l’instruction/paiement (séparer instruction FEADER et Région) ainsi qu’aux outils ? 

-Il est indiqué dans le rapport, qu’un encadrement intermédiaire renforcé permettrait un management de proximité efficient et souhaité par les agents. Or, aucune communication ni aucun compte‑rendu d’atelier n’a jamais évoqué cette demande. Dès lors, nous nous interrogeons : comment un responsable d’équipe basé dans une antenne, mais ayant à manager des agents répartis entre le siège et d’autres antennes, pourrait‑il réellement assurer proximité et efficience dans ces conditions ?

-Nous souhaitons obtenir des précisions concernant le nombre et les conditions de reclassement prévues pour les d’agents impactés dans les 20% par cette réorganisation. Pourriez‑vous également nous indiquer quels sont les recours possibles pour ces agents ? Par ailleurs, peuvent‑ils être accompagnés par un représentant syndical ?

   

Question DF 

 La direction finance compte 195 postes budgétés. Peut‑on considérer que cela correspond à un effectif de 195 agents ? Pourriez‑vous nous communiquer, à la date d’aujourd’hui, la répartition entre titulaires et contractuels occupant ces postes ? 

La transformation :

- de 6 postes de responsable d’équipe catégorie B en en responsable d’unité catégorie A en recrutement externe. Que devienne les responsables d’équipe ?

- Concernant les 8 postes de gestionnaire de catégorie C en assistant de gestion de catégorie B, pourriez‑vous préciser le mode de recrutement prévu ? 

 

Question DRH 

-Comment justifiez‑vous une réorganisation de la DRH menée de manière chaotique, avec des documents non stabilisés, le rapport DRH du 3 décembre 2025 annulé dû à des documents transmis la veille du CST, ainsi que des chiffres présentés lors de la concertation du 20 janvier 2026 qui ne correspondent plus aux documents envoyés une semaine plus tard de la concertation. 

Comptez‑vous fournir des explications sur ces incohérences ?

- Y a-t-il un dispositif pour une agent qui souhaiterait changer de direction ? si oui, pouvez-vous nous dire les démarches ?

L’accueil des agents en présentiel sur rendez‑vous est‑il toujours d’actualité ?

Si oui, les rendez‑vous donneront‑ils lieu à l’envoi d’une convocation officielle ? 

Et ce temps sera‑t‑il comptabilisé comme du temps de travail effectif ?

 

 

 

dimanche 28 décembre 2025

CST DU 3 décembre 2025- Nos interventions

 

CST DU 3 décembre 2025

 

NOS INTERVENTIONS

 

  1. REFONTE RIFSEEP
  2.  BILAN EXPÉRIMENTATION DE L’AUGMENTATION DU TEMPS DE TRAVAIL
  3. REORGANISATION DMG
  4. AJUSTEMENT DE L’ORGANISATION DE LA DIRECTION GENERALE
  5. REORGANISATION DE LA DRH ( rapport reporté)

 

 

1) Refonte du RIFSEEP

Bienvenue dans ce journal du CST…

Cette édition spéciale consacrée à l’événement du jour : L’exécutif régional ressort, une nouvelle fois, son célèbre rapport RIFSEEP…

Oui, celui a déjà été unanimement rejeté le 20 novembre par les six organisations syndicales.

Selon nos sources, identiques aux vôtres, la direction a confirmé que rien n’a été changé dans le rapport…

Deux semaines après, un seul dialogue social pour aboutir… à zéro.

On ne modifie pas un rapport communiqué aux agents avant son passage en CST.

Auditeurs de la Région, à vous de juger cette performance remarquable d’immobilisme.


Passons à nos rubriques…

  • Edition Santé : punition des malades

Dans la rubrique santé, rappelons que plus de 30 jours de CMO entraînent la disparition du CIA.             

 Et 7 jours d’absences consécutifs entrainent une retenue de 1/30ième de l’IFSE.

Le virus n’est pas le seul à être contagieux : la sanction aussi. 

  • Edition Économie : magie budgétaire

Dans l’actualité économique, la prime de fin d’année disparaît officiellement, dissoute dans l’IFSE.Ils y sont arrivés…

L’argent n’est pas perdu, il est dans IFSE, un risque majeur pour sa pérennité et son caractère garanti.

Une IFSE pour les contractuels… La direction parle d’avancée, mais l’indemnité reste loin d’être à la hauteur de leur condition de travail.

Pour les précaires, rien ne change : Leur réalité semble toujours traitée comme une dépense facultative.

  • Édition Sociale : L’équité asymétrique

Barème de base de l'IFSE ? Une courbe verticale…

En bas des groupes, le C3, l’IFSE de base est de 500€ et sans surprise 2500€ d’IFSE de base pour les A1 (DGS/DGA etc.)

Coté équitéle barème majoration d'expertise de l'IFSE reste inchangé 

  • Pour la catégorie A+ (groupe A1) majoration possible de 100% soit une IFSE qui peut passer à 5000€ par mois,
  • Pour la catégorie C, majoration possible de seulement 30%, soit une IFSE qui peut passer à 650€ par mois pour le groupe C3.          

Des courbes admirables, si l’objectif est d’accentuer les écarts. 

Nous terminerons par une note de la rédaction de SUD …

 La direction continue de passer  « son disque rayé RIFSEEP », inlassablement.

Et avant de lui rendre l’antenne, voici une dernière dépêche :

SUD, fidèle à son vote lors du CST du 20 novembre 2025, confirme son vote ! 

CONTRE

 

 

2) BILAN EXPÉRIMENTATION DE L’AUGMENTATION DU TEMPS DE TRAVAIL 

(Pour information) 

 Alors cette expérimentation volontaire … ?

Franchement, on a vu des idées de « perlimpinpin », mais celle-ci coche toutes les cases :

Tu veux gagner plus ? Monnaye tes ARTT !

C’est la version RH de : Tu as faim ? Mange ta main.

Les 89 volontaires ? Du volontariat contraint pour certains.

On nous dit : Regardez, ça marche !

Non ! Ce que cela dit, c’est :

Les salaires sont tellement bas que même un dispositif qui tient avec un bout de ficelle pourrait paraître intéressant.

Et bien sûr, surtout des agents de catégorie A.

  Normal : quand la fin du mois ne ressemble pas à un « escape game » pour certains, on est plus détendu pour se porter volontaires.

Les indemnisations 150 €, 100 €, 83 € ?  

On adore…car on dirait un jeu de société : Échelles pour les uns, serpents pour les autres.Toujours plus haut pour les mêmes, toujours plus bas pour les autres. Une constance admirable… si elle n’était pas injuste.                                                  

Alors SUD le dit franchement  

 - Le vrai volontariat, ce serait de revaloriser les salaires, le vrai courage, de recruter et le vrai progrès serait d’arrêter de presser les agents comme des citrons.                                                                                                                                                                            

Nous chez SUD, nous soutenons les collègues.                                                                                                                                                           Mais on ne cautionnera pas un système où la solution miracle, c’est de faire bosser plus ceux qui tiennent déjà les services à bout de bras.


SUD restera volontaire, oui…  

Mais volontaire pour défendre les agents et pour refuser l’austérité déguisée.      

  Et volontaire pour rappeler que le service public ne peut pas tenir que sur de la bonne volonté, mais aussi sur des effectifs et des salaires dignes.                                                                                                                                                               

 

3) RÉORGANISATION DMG

Les objectifs affichés « modernisation, transversalité, qualité du service» sembleraient louables.                                                   

 Mais derrière ces mots, se cache une réalité que nous ne pouvons ignorer : une accumulation de responsabilités et de missions supplémentaires, que l’on attend des agents qu’ils les absorbent.

Les agents de la DMG accomplissent déjà un travail exigeant et reconnu.Ils ne peuvent devenir la variable d’ajustement d’une organisation qui avance plus vite qu’elle ne planifie.

SUD refuse toute logique qui consisterait à leur demander d’absorber les urgences et de pallier les manques, de combler les absences, sous prétexte de service public.

Nous refusons que leur engagement serve de tampon à une planification insuffisante ou à un manque de moyens.


 Nous demandons donc :

  • Que la charge de travail soit évaluée et réellement mesurée.  
  • Que les moyens et ressources soient alignés sur les ambitions annoncées.  
  • Que les agents soient accompagnés et écoutés tout au long de cette transformation.

 

Notre message est simple : les agents ne doivent pas payer de leur santé, ni de leur énergie, les insuffisances de pilotage ou les choix organisationnels.

Cette réorganisation doit se construire avec eux, et pour eux, et non contre eux.

 Et pour conclure, nos questions :

1)Quel est le calendrier précis de la fin de la mise en place de cette nouvelle organisation ?

2)Comment la direction prévoit-elle de sécuriser la période transitoire afin d’éviter un fonctionnement en mode urgence qui risque d’être plus important qu’actuellement ?

3)Comment sera arbitré le positionnement de l’unité événementielle, et à quelle date la décision sera-t-elle communiquée ?

 VOTE : CONTRE  

 

 

4) AJUSTEMENT DE L’ORGANISATION DE LA DIRECTION GENERALE

Alors, parlons de cette réorganisation…

Nous n’allons pas vous mentir… Nous n’avons pas tout compris.

Mais comme dirait « Hubert Bonisseur de La Bath » dans le film « OSS117 » : « Comprendre, c’est déjà désobéir. »

D’abord, la suppression du Directeur Général Délégué. Très bon choix !  Alors pourquoi avoir deux personnes pour piloter quand on peut en avoir qu’une… qui fera tout ?                                                       Madame la Directrice générale des services fera très bien toute seule. Ou pas.. Mais elle sera impeccable, et c’est ce qui compte…?                                                                           

Ensuite, le pôle qui deviendra « direction».  Alors là, chapeau !!!

Changer un pôle en direction sans changer les missions…C’est beau. Ce serait comme renommer un chameau, « cheval du désert», et s’étonner qu’il crache toujours...

 

Et la « Proximité territoriale» directement rattaché à la DGS... « Formidable » !!!

On rattache la direction directement à la DGS. Depuis le siège. Oui oui… Parce qu’il semblerait que plus on « est haut dans la hiérarchie», plus on est près du terrain…Tout le monde sait cela, bien sûr…C’est comme être seul au sommet de l’Everest, et trouver que l' est "super proche des villages"   

La conduite du changement? On nous dit qu'il y a eu des réunions...Très bien 

Mais comme dirait encore « OSS 117 » : « On ne me dit pas tout. » Sud cherche encore ce qu’on a réellement expliqué aux agents

 Et bien sûr, la mise en œuvre qui doit se faire une fois de plus au 1er janvier 2026. Une date pour tout chambouler !                                  

Rien de tel qu’avec ces avalanches de rapports DRH, DMG, Rifseep, etc… qui seront effectifs au 1 janvier 2026, et qui vont ouvrir en beauté l’année 2026.Ça mettra un peu de « tabasco dans la sauce», et la saveur n’en serait que meilleure...

  

Pour terminer.

Des moyens, des garanties, des clarifications. C’est tout ce que Sud demande.  Parce que, contrairement à « OSS 117 », les agents ne sauvent pas le monde avec une phrase cool et un haussement d’épaules.                                                                                                                                                                                                           

Alors oui, on sourit, mais soyons sérieux trente secondes : avec deux questions

1)     Quels impacts concrets pour les agents ? (Fiche de poste, métiers, périmètres, charge de travail)

2)     Concernant la direction proximité territoriale, quel calendrier et quelle méthode pour la réflexion sur le projet de direction annoncés ?

VOTE : CONTRE

                                                                                                                                                                                                                                                                             

5) MANIEMENT DE FONDS

Le décret est tombé le 31 janvier 2025. Et depuis, silence… 

Un  silence… long… Très long…On a presque cru que le texte avait été « porté disparu».

On envisageait déjà d’imprimer des avis de recherche : « Indemnité de maniement de fonds, vue pour la dernière fois en janvier 2025. Si vous la retrouvez, prévenez la région Auvergne Rhône-Alpes. »

Et finalement, il réapparaît... Avec une application… au 1er janvier 2026.

Un délai tellement long que même un arbre aurait eu le temps de pousser, mourir… et repousser. Pendant ce temps-là, les agents, eux, continuent de manipuler les fonds.

Sans indemnité. Mais avec courage. Et force. Et un sens du sacrifice digne d’un documentaire d’Arte : « Agents publics : l’espèce qui survit malgré tout. 

Évidemment, on va nous parler d’économies...Parce que oui, il n’y a pas de petite économie dans notre Région.

D’ailleurs, à force de ne rien donner, on finira peut-être par remplir les caisses.

Et qui sait ? Un jour, peut-être, on pourra même s’offrir un post-it de plus dans le bureau. Ou un stylo quatre couleurs presque neuf… ?

Alors Sud pose la question :

Combien a rapporté financièrement à la Région cette longue période de coma administratif ? Parce que plus on retarde, plus on peut économiser… Et plus on économise, plus on peut retarder.   

  Bref, c’est un cercle vertueux. Enfin… pour les finances régionales… Pas pour les agents                    

La Région vient d’inventer la seule politique RH qui se résume en une phrase : Ne rien faire pour les agents… c’est faire des économies !

Pour finir, nous reposons notre question.

Combien a financièrement rapporté à la Région, cette longue période de coma administratif ?

VOTE : POUR