mercredi 6 mai 2026

CST du 7 mai 2026-NOS INTERVENTIONS

                             CST DU 7 MAI 2026-NOS INTERVENTIONS.


    En préambule au compte rendu du CST, nous souhaitons dénoncer formellement, les graves dysfonctionnement ayant entaché cette séance. 
Suite au pot de départ de la DGS, le CST a été expédié dans des conditions inacceptables, plusieurs questions de SUD sont restées sans réponse, ce qui révèle un mépris évident pour les représentants du personnels.


1) LA DIRECTION DEPERLY.

2) LA DIRECTION DPGIL.

3) LA DIRECTION DPLPE.

4) MÉCÉNAT DE COMPETENCES.


DIRECTION DEPERLY.

Sur le papier, votre réorg’, elle déchire.
Pilotage renforcé, performance, efficacité…
Un vrai costard de "sapeur" : ça en jette, ça en jette plein la vue, c’est super bien taillé.

Mais bon… l’habit ne fait pas le moine.

Et derrière cette vitrine… il y a un problème.

Vous notez que le pilotage budgétaire est sous-dimensionné.
Et votre réponse ? Moins huit collègues à la direction de la DEPERLY.

Là, c’est plus du style, c’est du grand écart en plein milieu du défilé.

Faut arrêter deux secondes :
faire plus avec moins, ce n'est pas une Stratégie.
C’est du raccommodage.

Et qui va raquer ?
toujours les mêmes . Comme d'hab.

La transversalité ? Ok, pourquoi pas.
Mais ça peu partir en sucette : plus personne ne tiendra la baraque.

Et pendant ce temps-là, sur le terrain.
Plus de taf, plus de pression, plus de galère…
et moins de monde pour encaisser.

En "SAPE" , y a une règle simple :
Quand le costume est trop serré… tôt ou tard, ça pète.  

Et quand ça pète, c’est pas le costume qu’on accuse, c’est ceux qui le portent.

Qui va assumer quand ça partira en vrille ?
Pas en théorie, en vrai.

Ici, en vrai on n’est pas dans un défilé de mode.

Le service public, ça se gère pas avec du style.
Ça se gère avec des moyens. Et des moyens humains en particulier.

 Donc on va poser des vraies questions :

1) Comment vous pouvez parler de pilotage renforcé en enlevant huit personnes ?

2) Derrière cette réorganisation, n’y a-t-il pas principalement une volonté de renforcer la contrainte budgétaire plutôt que d’améliorer le fonctionnement global ?


Vote de SUD : Contre.


LA DIRECTION DPGIL.

Sous couvert de modernisation, la Région fait exactement l’inverse : elle affaiblit le service public.

Plus de hiérarchie, moins de moyens.
Plus de distance, moins d’efficacité.

Et surtout : une casse claire du lien avec les établissements.

Désormais, les proviseurs n’auront plus en premier interlocuteur un agent de catégorie A, expérimenté, capable de décider et d’agir vite.
À la place : un filtre supplémentaire, moins d’expertise, plus d’attente.                                                                                  C’est une aberration.

Concrètement, ça veut dire  

-Des délais qui explosent,

- des urgences mal traitées,

-une expertise technique tenue à distance,

-une  machine administrative encore plus lourde.

Alors que sur le terrain, les besoins explosent : sécurité, maintenance, vétusté des bâtiments.

On demande toujours plus… avec les mêmes moyens, voir moins.                                                                                      

C'est d'une véritable obscure clartée, un oxymore révélateur.

Nous le disons clairement : cette réforme est un recul.

Sans moyens, sans proximité, sans expertise directe : il n’y a pas de modernisation. Il y a une dégradation du service public.

Pour terminer une seule question:

L'organisation de la direction DPGIL passe de 7 responsables de catégorie A à douze responsables de catégorie A, cette évolution laisse penser que les lycées pourraient bénéficier d'un niveau d'expertise réduit. Pouvez-vous nous préciser en quoi cette nouvelle organisation garantit le maintien, voire l'amélioration, de cette expertise.

Vote de SUD : Contre.


LA DIRECTION DPLPE.

Ce projet nous évoque une image très simple : une course d’aviron. Oui cette course d’aviron que nous avons publié sur notre blog Sud ct Aura.
Une embarcation bien organisée, un cap clairement fixé… mais finalement, un seul rameur.

Et ce rameur, sera demain le chargé de proximité.

On continue d’alourdir le bateau : davantage de missions, davantage d’interfaces, davantage de coordination…              mais sans moyens supplémentaires.

Et forcément, l’équilibre ne tient plus : le rameur force, le rythme se désaccorde, et l’eau commence à entrer.

Parce qu’au fond, nous le savons tous :
quand le bateau ralentit, ce n’est presque jamais l’organisation que l’on remet en cause…c’est toujours le rameur.

Alors, au-delà des principes, des questions très concrètes :

1) Comment comptez-vous garantir une charge de travail réellement soutenable pour les chargés de proximité, alors même que leurs missions s’élargissent à effectifs constants ?

2) Nous souhaiterions obtenir des informations concernant les missions des chargés de proximité dans les lycées privés, ainsi que le nombre d’établissements privé dans la région.

3) Et pour préserver l’équité, la neutralité des relations de travail, et éviter que les liens avec les directions d’établissement ne deviennent trop personnalisés, envisagez vous la mise en place d’une rotation régulière des portefeuilles des lycées ?


Vote de SUD : Contre.


MÉCÉNAT DE COMPETENCES.

Sur le principe, notre syndicat reconnaît pleinement les besoins réels des associations et l’intérêt de pouvoir les soutenir. Le mécénat de compétences peut donc avoir du sens.

 Mais des questions essentielles reste posées :

 Comment la DRH garantira-t-elle que ce soutien aux associations ne se fasse  ni au détriment des services, ni au détriment des agents ?

Et pour l’agent volontaire, quelles garanties pour qu’il ne revienne pas avec une surcharge de travail, des dossiers accumulés ou des objectifs inchangés malgré ses absences ?

Vote de SUD : POUR.


Votre syndicat SUD CT AURA