lundi 21 septembre 2026

CST DU 18 SEPTEMBRE: NOS INTERVENTIONS

 


        
ORDRE DU JOUR:
            

- DIRECO – Ajustement de l’organisation de la direction – Pour avis

- DRH – Tableau des emplois – Pour avis

- DRH – Conventions SDIS – Pour avis

- DRH – Bilan d’activité 2025 référente déontologue - Pour information 

 - DG – Point d’information sur l’organisation de la Direction Générale – Pour information 


- DIRECO:

Pour SUD, cette réorganisation soulève une question de fond : vise-t-elle réellement à améliorer l'organisation du travail ou à pallier au non-remplacement des agents absents ?

Si le regroupement de certaines missions au sein d'un nombre plus restreint de services peut favoriser la continuité du service, il peut également avoir pour conséquence de reporter la charge de travail des postes vacants ou des agents absents sur les personnels présents, sans moyens supplémentaires.

Le risque est donc que, derrière les notions de rééquilibrage des charges et d'adaptation des moyens, les agents soient amenés à faire davantage avec des effectifs inchangés, au détriment de leurs conditions de travail, de leur santé et de la qualité du service rendu aux usagers.

Cette situation conduit SUD à poser plusieurs questions :

 - Quel est le nombre de postes actuellement vacants dans les services concernés ?

- Quelle sera, concrètement, l'évolution de la charge de travail des agents après la réorganisation ;

- Si ce projet répond, même partiellement, à un objectif de réduction des coûts ou des effectifs.

Pour SUD, le non remplacement des absences ne peut pas constituer un mode de gestion durable du travail.

Les effectifs doivent être dimensionnés en fonction des missions exercées et les absences remplacées chaque fois que les nécessités du service l'imposent.

Nous regrettons également que le poste supprimé ne soit pas réaffecté au renforcement des équipes, alors même que les difficultés liées à la charge de travail, aux sous-effectifs et aux absences sont régulièrement signalées et constatées sur le terrain.


VOTE SUD : CONTRE.


- Tableau des emplois:

 À la lecture de ces tableaux des emplois, on se croirait dans le film "Les Temps modernes" de Charlie Chaplin :

On crée, on supprime, on transforme… et les agents doivent suivre le rythme.

Derrière cette prétendue évolution du besoin, les missions s’élargissent et la polyvalence progresse.

Mais soyons clairs : 

Cette polyvalence devient surtout un moyen de compenser les postes non remplacés.

On ne remplace plus l’agent absent... Il est demandé  aux autres agents de faire son travail.

Un poste disparait ?  ses missions sont réparties sur l’équipe.

Et lorsque cela devient permanent, cela est appelé , pudiquement "polyvalence ou évolution des besoins".

Pour SUD, ce n’est pas de la polyvalence : c’est du sous-effectif organisé.

Quelques exemples posent questions :

- Un poste de cuisinier transformé en poste d’aide-cuisinier : quelles conséquences sur l’organisation et la sécurité alimentaire ?

- Un poste d’électricien transformé en poste de maintenance des bâtiments polyvalent : quelles garanties concernant les hautes compétences.

Les risques électriques ou encore l’intoxication alimentaire ne peuvent pas être traités comme de simples ajustements administratifs.

Changer l'intitulé d'un poste ne suffit pas à créer les compétences qui l'accompagnent.

La Région doit répondre clairement : combien de transformations de postes servent réellement à répondre à un nouveau besoin, et combien permettent simplement de pallier des non remplacements ?

Car il y a une limite à l’adaptation :

Dans Les Temps modernes, Chaplin finit happé par les engrenages.

À la Région, nous refusons que les agents soient broyés par la polyvalence, le sous-effectif et l’augmentation permanente de la charge de travail.

Pour SUD, en élargissant les missions, en diluant les expertises et en augmentant les contraintes, vous dégradez les conditions de travail et fragilisez la qualité du service rendu aux usagers.


VOTE SUD : CONTRE.


- Conventions SDIS:

Nous souhaitons rappeler l’importance de l’engagement des agents sapeurs-pompiers volontaires, que la Région doit accompagner.

Concernant les lycées et les antennes, le parcours décisionnel d’une autorisation spéciale d’absence pour un agent pompier volontaire ne risque-t-il pas de devenir plus sinueux, exemple avec l’intervention de l’autorité fonctionnelle dans les lycées ?

Qui décide, qui peut refuser et selon quels critères ?

Pouvez-vous également confirmer qu’aucun quota d’heures ne limite la disponibilité opérationnelle des agents pompiers volontaires ?

Enfin, nous souhaitons éviter que le sous-effectif chronique devienne systématiquement un motif de refus. 

Pouvez-vous nous préciser le circuit de décision et les garanties prévues pour l’application de ces conventions sur le terrain ?

Pour finir sur les conventions,

Pourquoi existe-t-il des différences entre les conventions conclues avec les SDIS concernant les agents sapeurs-pompiers volontaires victimes d'un accident de service ? Dans certains départements, la protection sociale spécifique des pompiers volontaires prend en charge l'agent, alors que dans d'autres, le maintien de salaire et les conséquences financières semblent rester à la charge de la région. Quelle est la règle applicable à notre collectivité ?


POUR INFORMATION.


- Bilan d’activité 2025 référente déontologue.

À l'occasion de la présentation du bilan du référent déontologue et laïcité, SUD souhaite réaffirmer son attachement à ce dispositif.

Le fait que ce service soit assuré par un organisme extérieur à la collectivité, est une garantie importante pour les agents. Cela permet d'avoir un avis indépendant, neutre et confidentiel.

Nous souhaitons cependant souligner plusieurs points.

D'abord, la confidentialité doit être totale. Les agents doivent être certains que les échanges qu'ils ont avec les référents restent confidentiels et ne sont pas transmis à leur hiérarchie ou aux services RH.

Ensuite, nous constatons que de nombreuses demandes concernent des difficultés relationnelles, des questions de parcours professionnel ou des conditions de travail. Cela montre que les agents ont confiance dans ce dispositif, mais cela peut aussi révéler un manque d'écoute ou d'accompagnement dans les services. Le référent déontologue ne doit pas devenir la seule porte à laquelle les agents peuvent frapper lorsqu'ils rencontrent des difficultés.

Il est nécessaire de renforcer le dialogue et l'accompagnement de proximité.

Concernant la déontologie et la laïcité, SUD défend avant tout une démarche basée sur la prévention, l'information et la formation.

Mieux vaut expliquer les règles et accompagner les agents que privilégier une approche centrée sur les sanctions.

Enfin, sur les demandes de cumul d'activités, nous appelons à une approche équilibrée et bienveillante.

Pour de nombreux agents, notamment ceux de catégorie C, ces demandes sont souvent liées aux difficultés de pouvoir d'achat. 

Lorsque les obligations professionnelles sont respectées et que le fonctionnement du service public n'est pas remis en cause, ces situations doivent être examinées avec bon sens et sans excès de rigidité.

SUD restera attentif au maintien de la confiance des agents dans ce dispositif. Cette confiance repose sur trois éléments essentiels : l'indépendance du référent, la confidentialité des échanges et l'aide concrète apportée aux agents.


POUR INFORMATION.


-Point d’information sur l’organisation de la Direction Générale: 

Déclaration solennelle sur la nomination du Directeur Général Adjoint.


Alors… comment dire ?

 

Nous sommes vexés.

 

Non pas parce que M Thomas Fournier est nommé,

 

Mais parce que personne ne nous a demandé notre avis !

 

Nous étions pourtant disponibles :

Téléphones allumés,

Boîtes mail fonctionnelles

Et café prêt.

 

Mais rien.

 

Pas même un petit « Vous en pensez quoi ? » Histoire de faire semblant.

Nous avons donc appris la nouvelle comme tout le monde, dans le Grand’R.

 

À SUD, nous proposons donc un CST spécial KIKON-NOME?

 

Avec vote, bulletins, urne et, soyons fous, consultation des représentants du personnel avant la décision.

 

Mais…ne révolutionnons pas non plus le monologue social !

 

Enfin nous félicitons M. Thomas Fournier pour sa nomination et lui souhaitons la bienvenue.

Nous saluons également la méthode : la décision est prise, le CST est informé, et la concertation viendra ensuite. Une organisation que nous n'aurions sans doute pas imaginée nous-mêmes.

Bien entendu, tout cela relève de l'humour et du second degré.

Quoique...

Comme souvent, derrière une plaisanterie se cache une question sérieuse :           

À quel moment les représentants du personnel sont-ils censés donner leur avis ?