mardi 13 octobre 2026

CST DU 14 OCTOBRE: NOS INTERVENTIONS

 

                            

ORDRE DU JOUR:


DARES – Ajustement de l’organisation de la DARES – Pour avis

DRH – Tableau des emplois – Pour avis

DRH – Actualisation du RIFSEEP – Pour avis

DRH – Règlement des véhicules de fonction – Pour avis

DPLPE – Mesure de responsabilisation dans les lycées – Pour avis

DRH – Bilan accompagnement social et prestations sociales – Pour information

DRH – Évènements dans les lycées et temps de travail des agents régionaux – Pour information

  

– Ajustement de l’organisation de la DARES.

1ière Intervention.

Ce rapport nous préoccupe et soulève des questions sérieuses sur la fiabilité des informations transmises au CST.

Le rapport indique qu’aucun poste n’est supprimé. Pourtant, SUD a procédé à des vérifications concernant les effectifs de la direction.

Dans un premier temps, nous avons recensé sur le QUID du GrandR 19 chauffeurs.

Lors de la concertation, nous avons interrogé le directeur de la DARES sur un écart entre les 18 chauffeurs annoncés dans le rapport et les 19 identifiés par SUD.

Il nous a été répondu qu’un chauffeur était en maladie et devait partir à la retraite, donc suppression du poste.

Or, après notre remarque, nous avons constaté immédiatement une modification du QUID. Celui-ci affiche désormais 17 chauffeurs.

Ce chiffre correspond exactement à l’effectif prévu dans l’organigramme cible.

Cette chronologie appelle des explications.

Nos questions sont simples :

Pourquoi le rapport annonce-t-il 18 chauffeurs sur le premier organigramme cible alors que nous en avions identifié 19 ?

Pour quelle raison le QUID a-t-il été modifié après notre remarque ?

Quels mouvements administratifs expliquent le passage de 19 à 17 chauffeurs, que sont devenue les deux postes en moins ?

Comment la direction justifie-t-elle que le nouvel effectif, corresponde exactement au dernier organigramme cible ?

Avez-vous adapté les effectifs à l’organigramme ou l’organigramme aux effectifs ?


Nous souhaitons obtenir des réponses précises, fondées sur des données datées et vérifiables.

La question n’est pas seulement de savoir combien de chauffeurs figurent dans un outil informatique. Il s’agit de comprendre sur quelle base la Région construit cette réorganisation et garantit qu’aucun poste ne soit supprimé.

Réponse du Directeur :

Un chauffeur est en arrêt maladie depuis un certain temps et partira prochainement à la retraite. Je ne sais pas pourquoi le QUID a été modifié ; c'est la DSI qui effectue ces modifications. Je me suis trompé concernant les effectifs : il n'y a pas 18 chauffeurs, mais 17.

SUD :

Demande à compléter son intervention, celle-ci n'étant pas terminée.

La Présidente du CST:

Refuse de laisser SUD poursuivre son intervention.

 2ième Interventions :

Nous souhaitons apporter un élément complémentaire à notre intervention.

En poursuivant nos vérifications, nous avons constaté que le tableau des emplois mentionne bien 19 chauffeurs.

Nous avons donc trois références différentes : 19 chauffeurs identifiés par SUD lors de la concertation, 18 annoncés dans le rapport, puis 17 chauffeurs sur le QUID après sa modification.

Nous disposons donc de documents qui ne semblent pas présenter les effectifs selon une base clairement identifiée.

Comment expliquez vous que le tableau des emplois mentionne toujours 19 chauffeurs alors que l’organisation cible en prévoit 17 ?Pouvez-vous nous expliquer les deux emplois d’écart correspondent ?

Pourquoi cette différence n’est-elle pas explicitement expliquée dans le rapport soumis au CST ?                                                        

 Enfin, sur quel état des effectifs les représentants du personnel doivent ils s’appuyer pour rendre leur avis ?

Nous insistons sur ce dernier point : les représentants du personnel doivent pouvoir examiner une réorganisation à partir de données cohérentes, transparentes et vérifiables.

Nous ne pouvons pas accepter que des écarts d’effectifs restent inexpliqués alors que le CST est précisément appelé à se prononcer sur cette organisation.

Nous demandons donc que les chiffres soient clarifiés et que les documents correspondants nous soient communiqués avant que la collectivité ne tire des conclusions définitives sur les effectifs et les conséquences de cette réorganisation.

 La Direction a essayé de justifier cet écart, mais SUD a démonté ses arguments un par un. Incapable d'apporter une explication crédible, elle a finalement reporté sa réponse.

VOTE SUD : CONTRE.


– Tableau des emplois.

Pour SUD, ce tableau des emplois reste difficilement exploitable.

Depuis sa présentation, nous demandons des données lisibles permettant de comprendre les créations, suppressions et transformations, mais aussi d’identifier clairement les postes vacants et ceux occupés par des contractuels.

Sud demande également de la visibilité sur les postes occupés par les agents de catégorie inférieure à celle correspondant aux fonctions exercées :                                  

Les responsabilités sont bien réelles, mais la reconnaissance statutaire et indemnitaire ne suit pas toujours.

Mais visiblement, l’exécutif préfère l’art abstrait. À force, on se mord la queue : on nous demande un avis sans nous donner les moyens de comprendre !

Alors, soyons comme Monsieur Salvador Dalí, soyons fous !

Sud veut des tableaux de maître, version réaliste : un tableau des emplois, un tableau des promotions, un tableau du CIA ! Etc..

De l’art abstrait, nous en avons assez. Place à la transparence !

Nous ne voulons pas admirer les tableaux, nous voulons pouvoir les contrôler.

Quand la région pourra-t-elle fournir un tableau des emplois complet, lisible et exploitable par les représentants du personnel ?

VOTE SUD : CONTRE.


– Actualisation du RIFSEEP.

SUD souhaiterait que la révision du RIFSEEP, prévue au prochain CST pour actualiser les dispositions applicables aux directeurs et aux ingénieurs en chef, soit également l’occasion de revoir les règles de maintien de l’IFSE en cas de congé de maladie ordinaire (CMO).

Notre position est la suppression de la retenue sur l’IFSE pendant ces congés de maladie.

A la revoyure du régime indemnitaire pour les directions et les ingénieurs, La Région doit aussi entendre les revendications des agents. 

VOTE SUD : CONTRE.

– Règlement des véhicules de fonction.

Pour SUD, ce règlement laisse persister de nombreuses zones d'ombre. Les obligations des bénéficiaires sont peu détaillées et les règles de contrôle, de justification et de suivi des dépenses apparaissent largement insuffisantes.

Aucune limite claire, on ne parle pas de suivi des dépenses : le règlement ressemble davantage à un open bar qu’à un encadrement rigoureux des véhicules de fonction !

Le conjoint et les enfants peuvent même prendre le volant !

Puisque c’est open bar, Jeffrey, remets nous des glaçons ! Autant rafraîchir notre soif de transparence.

Quand on demande aux agents de se serrer la ceinture, l’exemplarité doit aussi monter à bord, au sommet de la pyramide !

Nous posons 4 questions.

Combien d'agents bénéficient actuellement d'un véhicule de fonction au sein de la Région ?

Qui paie les péages correspondant à l’utilisation personnelle du véhicule ?

Il est précisé que les bénéficiaires d'un véhicule de fonction ne peuvent pas bénéficier de la participation aux frais de transport domicile travail, d'un abonnement TCL à tarif préférentiel, ni du versement d'indemnités kilométriques.

Quelles sont les dispositions applicables aux véhicules de service ? La mise à disposition d'un chauffeur est-elle possible pour un bénéficiaire d’un véhicule de fonction ?

Quel est le coût annuel total des véhicules de fonction pour notre collectivité (carburant, péages, etc) ?

VOTE SUD : CONTRE.


– Mesure de responsabilisation dans les lycées.

Un élève dégrade, on lui propose de nettoyer. Pourquoi pas ?

Mais des agents absents, des postes non remplacés, des équipes en sous-effectif… et maintenant des élèves pour participer à l’entretien !

Rassurez nous : ce n’est pas du remplacement, c’est de la gestion des effectifs avec option pédagogique !

<< Chef, il manque un agent aujourd’hui !
Aucun problème, nous avons un élève en mesure de responsabilisation ! >>

Évidemment, nous caricaturons… mais à peine !

Et puisque la Région veut expérimenter, pourquoi la DRH ne commencerait elle pas elle-même ? plusieurs journées dans un lycée en sous-effectif, avec les absences et la polyvalence.

Après tout, la responsabilisation commence par l’exemplarité !

Autre question : qui fournit les EPI ? Qui forme les agents, qui ne sont pas éducateurs ni surveillants ?

Le rapport envisage une compensation financière pour les agents volontaires. Nous avons bien compris ce que signifie le terme "envisage". Une compensation financière ne doit en aucun cas devenir une contrepartie destinée à faire accepter une prise de risque.

SUD demande des garanties écrites : aucune substitution aux agents, aucune compensation des sous-effectifs, une formation adaptée et des responsabilités clairement définies.

La Région veut responsabiliser les élèves ? Très bien. Qu’elle commence par responsabiliser l’employeur !

Et pour la DRH, le café est compris. Pour le reste, il faudra faire avec les effectifs disponibles !

VOTE SUD : CONTRE.


– Bilan accompagnement social et prestations sociales.

Nous remercions les équipes pour le travail effectué auprès des agents dans le besoin, ainsi que pour les documents présentés aujourd'hui.

Les chiffres qui nous sont présentés aujourd'hui ne reflètent probablement pas l'ampleur réelle des difficultés rencontrées par les agents. Ils ne prennent en compte que celles et ceux qui ont franchi la porte du service social et qui ont demandé de l'aide.

Combien d'agents renoncent à solliciter le service social par pudeur, par peur d'être stigmatisés ou parce qu'ils pensent que leur situation n'est pas suffisamment grave ? 

Combien souffrent en silence sans jamais apparaître dans les statistiques ?

Les +4,7 % d'agents suivis et les +17 % de premières sollicitations constituent sans doute la partie visible de l'iceberg. Ils témoignent d'une dégradation des conditions de vie des agents, aggravée par la hausse du coût du carburant, de l'énergie, du logement et des dépenses du quotidien.

Dans ce contexte, nous réaffirmons notre demande d'arrêt des retenues sur l'IFSE.

Une telle mesure ne fait qu'accentuer les difficultés financières de certains collègues déjà fragilisés et risquerait d'augmenter encore le nombre d'agents en situation de précarité.

Notre responsabilité collective est de prévenir les difficultés sociales des agents, pas de les aggraver.

POUR INFORMATION


– Évènements dans les lycées et temps de travail des agents régionaux.

Nous souhaitons savoir comment un agent proche de la retraite, disposant d'un CET au plafond maximal, peut récupérer ses heures, compte tenu du taux d'absence dans les lycées.

POUR INFORMATION


 VOTRE SYNDICAT SUD CT AURA